25 avril 2006

Chiffres clés et tendances du marché pharmaceutique mondial

Le marché mondial du médicament a passé la barre des 600 milliards de dollars en 2005. Il s'agit d'une hausse de 7% par rapport à 2005. C'est tout à fait similaire à la croissance de 2004.

Les états-unis représentent 34% de ce marché ; L'Europe 19%. C'est une tendance à l'érosion. La part des pays émergents et du Japon augmente très fortement.

Trente nouveaux médicaments sont lancés tous les ans. Stabilité.

Les septs plus gros marchés sont : les États-Unis, le Canada, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie et l'Espagne. A l'horizon 2009 la Turquie et la Chine devraient prendre la place de l'Espagne et du Canada.

Les médicaments génériques (portés notamment par les laboratoires indiens) représentent 48 % de parts de marché en valeur et 56 % en volume dans les septs plus gros marchés ; ils représentent 12% du marché mondial. La tendance est une croissance à un taux moyen de 14 à 17 % d'ici 2009.

Le risque générique : 2006 est la grande année des pertes de brevets avec un risque de 23 milliards de dollars dont 18 milliards aux États-Unis.

Le top 10 des laboratoires pharmaceutiques est resté identique : l'américain Pfizer reste en tête avec 8,8 % de parts de marché suivi de GlaxoSmithKline (britannique, 6,2 %), Sanofi-Aventis (français, 5,4 %), Novartis (suisse, 5 %), Johnson et Johnson (américain, 4,6 %), AstraZeneca (britannique, 4,3 %), Merck et Co (américain, 4,2 %), Roche (suisse, 3,4 %), Abbott (américain, 2,8 %) et Bristol-Myers Suibb (américain, 2,7 %).

Le top 10 n'a contribué qu'à 21 % à la croissance du marché et les plus petites entreprises à 56 %.

Enfin, on estime que les anticancéreux seront au deuxième rang des classes thérapeutiques derrière les traitements cardiovasculaires.

Source : étude IMS Health

07 avril 2006

Pharmaciens : nos éducateurs santé ?

Un rapport IPSOS publié aujourd'hui présente des résultats intéressant quant à l'évolution du rôle des pharmaciens.

Ainsi, l'éducation santé serait considérée, par les patients et par les pharmaciens eux-mêmes, comme une des missions naturelles des pharmaciens. Cela fait d'ailleurs déjà parti du quotidien mais devrait encore le devenir d'avantage. Ainsi, l'observance aux traitements pourrait par exemple être renforcée;
De même, la prévention et le dépistage sont considérés comme des domaines avec un fort potentiel de développement.

Les pharmaciens seront-ils cependant suffisamment disponibles pour rendre ce type de services et ont-ils une connaissance suffisante des patients, leurs clients ?

A l'heure du médecin de famille (référant unique du patient) et du dossier médical personnalisé (qui ne concerne pas les pharmaciens), les pharmaciens auront-ils les moyens pour répondre aux attentes des patients ?

06 avril 2006

Les Médecins Maîtres-Toile

Connaissez-vous les médecins maîtres-toile ?

Une création d'un auteur de science fiction ? Presque.
Une espèce en voie de disparition ? Certainement pas. Plutôt une espèce en voie d'apparition.

Ils se définissent comme des

médecins webmestres qui ont créé et gèrent des sites médicaux de langue française. Passionnés par leur métier autant que par les nouvelles technologies de l’information, le plus souvent bénévoles, ce sont des pionniers du réseau Internet médical animés par la volonté d’utiliser et de promouvoir ce fabuleux outil de partage d’information.


Saluons ce groupe de pionniers. Combien sont-ils ? Probablement moins d'une centaine. C'est tout de même peu, très peu. Mais l'activité sur leurs forums et leur site suscite un intérêt énorme de la part des patients internautes, qui eux, sont très nombreux, très demandeurs d'informations médicales, de renseignements, de points devues différents. Il semble même qu'en Europe, près d'un internaute sur deux recherche des informations médicales sur Internet.

Saluons donc ces médecins maîtres-toile qui vont au devant de ces foules d'internautes, qui s'exposent et s'expriment, qui publient des articles médicaux, etc.

05 avril 2006

Course à la recherche et course à la taille

Quel peut être le point commun entre la fusion Alcatel / Lucent et l'industrie pharmaceutique ?
Réponse donnée aujourd'hui par Serge Tchuruk dans Le Figaro :

«Nous connaissons le même phénomène que l'industrie pharmaceutique : nous fusionnons pour amortir sur une base plus large nos investissements en recherche»


Cette course à la taille est donc une course à la recherche dans le sens où il s'agit de trouver des moyens pour financer des investissements en R&D toujours plus importants. La baisse des marges de l'industrie pharmaceutique traditionnelle, liée aux génériques et brevets tombant dans le domaine public, rend nécessaire le retour aux produits pharmaceutiques réellement innovants. L'innovation est en effet une réponse durable et adaptée à la concurrence qui se développe dans certains pays émergents, comme l'inde par exemple, avec lesquels la compétition sur les coûts de production est impossible. Par ailleurs, l'avenir de l'industrie pharmaceutique est aussi soumis à bien d'autres contraintes et enjeux.

L'inconvénient et que développer ces médicaments innovants demande des investissements importants sur une longue période, peut augmenter les risques lors des études cliniques, ce que les marché financiers ne sont prêt à accepter que si une certaine "sécurité" et des garanties existent. Cette sécurité viendra alors de la taille des acteurs concernés et de leur capacité à avoir un pipe-line de produits innovants et variés, diversifié sur différents domaines thérapeutiques "porteurs".

Recherche - Moyens -Taille, la boucle est bouclée, le cercle vertueux est tracé.

Pas si simple, car beaucoup de molécules innovantes viennent de petites sociétés de Biotech. Les petits ont donc besoins des grands et de leurs moyens. Les grands ont aussi besoin des petits et de leur créativité associée à des modèles de recherche plus performants.

04 avril 2006

Connaissez-vous la médicométrie ?

La lecture de d'un article sur le webzine suisse 24heures (article malheureusement disparu depuis) ce matin m'a permis de découvrir la médicométrie.
Il s'agit d'une pratique qui consiste à porter un regard global sur l'ensemble du système de santé. Elle se défini comme suit :

La médicométrie propose une vision globale de la filière santé qui intègre la prévention des maladies, les soins, mais aussi ses multiples effets dans le système économique et social.


Il semble que nos amis Suisses soient à l'origine de cette discipline enseignée à l'université, qui dispose de son propre colloque et qui a la capacité à communiquer et influencer les parlementaires Suisses.
Une recherche sur Google va donnera un aperçu plus vaste.

Connaissez-vous l'équivalent de la médicométrie en France ? Avons-nous l'équivalent de cette approche globale pour notre propre système de santé ?

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